Proposition menant à une résolution immédiate du conflit étudiant.

SOURCE: ARESUQAM

Le mouvement étudiant et le gouvernement de Jean Charest sont présentement dans une impasse. Comme aucune des deux parties n’est prête à revenir sur ses positions en regard à la hausse des frais de scolarité, nous pouvons présumer qu’aucune négociation d’ordre économique ne puisse porter fruit. Ce faisant, il est impératif de trouver une solution satisfaisante en dehors d’un cadre strictement financier en forçant le gouvernement à négocier sur un tout autre terrain.

En ce sens, notre proposition offre une issue strictement politique au conflit : quand le gouvernement refuse d’écouter la population qu’il a le devoir de représenter, la population a le devoir de changer de gouvernement. Nous devons cesser de perdre notre temps à essayer de négocier avec des dirigeants outrageusement corrompus, vendus aux compagnies d’asphalte, aux firmes de génie-conseil ainsi qu’aux autres grands argentiers du parti.

Notre proposition va précisément dans cette voie :

L’ensemble de la communauté étudiante en grève accepte de retourner en classe immédiatement après le déclanchement d’élections générales au Québec.

Voyons maintenant ce que notre proposition implique.

Le gouvernement sera sérieusement mis dans l’embarras. Le mouvement étudiant offrirait à Jean Charest la possibilité de mettre fin à la grève instantanément en mettant ses sièges en jeu. S’il accepte, il entrera en période électorale dans les pires conditions imaginables, étant détesté par une écrasante majorité de l’électorat et devant composer avec la prémisse d’un certain printemps québécois. Les étudiants seront également en mesure de canaliser l’énergie de leur mouvement dans des actions servant à contrer une hypothétique réélection de Jean Charest.

Or, si ce dernier refuse, il démontrera incontestablement la faiblesse de sa position. Tous pourront alors constater qu’il n’est rien d’autre qu’un poltron qui s’agrippe obstinément au pouvoir sans l’accord de la population. La grève continuerait, les infrastructures seraient encore quotidiennement bloquées et des fonds publics seraient toujours dilapidés pour payer les mercenaires gazeurs de foules. Avec notre proposition sur la table, la collectivité québécoise aura tôt fait de demander des élections au plus vite, à la fois pour mettre fin à la grève et pour montrer la porte au gouvernement Charest.

Vous aurez compris qu’il s’agit d’un pari qui nous condamne à la victoire. Nous pouvons à la fois maintenir fermement nos revendications, retourner en classe et changer de gouvernement. Avec l’atmosphère d’effervescence printanière qui a cours actuellement au Québec, nous pourrions difficilement imaginer un meilleur timing pour le déclenchement d’une élection générale. Jean Charest le sait et c’est pour cette raison qu’il tente de repousser à son ultime limite la date du scrutin. Obligeons-le à tester la volonté du peuple!

Si cette proposition vous interpelle, si vous pensez, comme nous, qu’il s’agit de la seule solution qui puisse nous faire sortir du conflit la tête haute, nous vous invitons à la propager partout autour de vous et à en proposer l’adoption dans vos assemblées générales respectives.

Nous vaincrons,

Eric Lécuyer

Membre du comité exécutif du département de sciences des religions de l’UQÀM

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La gratuité de l’université – Autopsie d’un principe perdu

Lire plus à la Source: Le Devoir […]

Le principe de la gratuité avait le vent dans les voiles dans les années soixante. Force est d’admettre qu’il a dévié de sa trajectoire 50 ans plus tard, alors qu’il a totalement disparu du discours des élites politiques et économiques. Autopsie d’un principe moribond.

Aussi tranquille fût-elle, la Révolution n’a que très peu transformé les positions des acteurs dans le débat sur la hausse des droits de scolarité. Le rapport dirigé par Mgr Alphonse-Marie Parent, vice-recteur de l’Université Laval, volumineux ouvrage en cinq tomes d’une commission royale d’enquête sur l’état de l’éducation dans les années 60, en témoigne. Hier comme aujourd’hui, les universités, toujours en quête de revenus, réclament que les frais de scolarité, qui «n’ont pas subi la même hausse que le coût général de la vie», représentent une plus grande part du budget des universités. Quant aux étudiants, ils ripostent que «les frais de scolarité constituent une entrave à la démocratisation de l’enseignement supérieur». Entre les deux, un État qui, reconnaissant l’importance des études supérieures, tentait d’en «favoriser l’accès» par un régime de prêts et bourses très semblable à l’actuel. Cela vous rappelle quelque chose?

Certes, rien n’a vraiment changé, à une exception près: le principe de la gratuité, qui avait le vent en poupe, s’est muté en concept moribond, rarement évoqué dans le débat sur le financement des universités, absent totalement du discours des gens d’affaires et du gouvernement. La gratuité serait reléguée aux oubliettes avec un bon nombre d’utopies si elle n’était pas revendiquée depuis 2001 par l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) et, avant elle, par leurs prédécesseurs, le Mouvement pour le droit à l’éducation (MDE) et l’Association nationale des étudiantes et des étudiants du Québec (ANNEQ). Là encore, l’idée a été momentanément mise au rancart par la Coalition large de l’ASSE (CLASSE), le temps de la grève, au profit d’un discours prônant le gel.

Le respecté sociologue Guy Rocher, qui a été membre de la commission Parent, confiait cette semaine au Devoir que la gratuité n’a rien d’une utopie. «Il s’agit d’un choix de société qui coûterait 1 % du budget du Québec», a-t-il rappelé. Selon la commission Parent, la gratuité était «souhaitable à long terme», même s’il a été recommandé que les frais exigés pour fréquenter l’université demeurent en raison des trop grands coûts de la réforme complète du système d’éducation qui s’opérait.

[…]

Printemps québécois – Discours pour l’augure d’un temps nouveau

Voici une vidéo avec un discours qui donne plus que des frissons!! Aussi disponible dans la section Vidéos.

Printemps Érable Up..

Je ne suis pas le meilleur pour écrire le français, mais je me débrouille très bien.. Ce blog consistera à regrouper le plus d’information possible sur les manifestations, les grèves, textes, vidéos, etc.. Pour ne pas avoir à fouiller sur le web et sur Facebook, d’interminable heures, je le ferai pour vous, en mettant tout les évènements à jour. Je ne parle pas ici si je suis POUR ou CONTRE la hausse et la grève, je fais simplement ce blog car je crois que ce qui se passe présentement est mémorable et que ce n’est que le début.

Le style du blog n’est que temporaire, c’est assez « flash » pour le moment, pas super agréable !